Polliat

EDITO DU MAIRE

LÉdito

                du Maire

  

 

Conseil Municipal 2 février 2018

Discours d’installation

 

Après la proclamation du résultat de l’élection du maire par les conseillers municipaux élus le 28 janvier dernier, Bernard Bienvenu, nouveau maire de Polliat s’est adressé à ses collègues et, à travers eux, aux habitants de Polliat :

 

Mes chers collègues,

Vous venez de me confier le siège du 1er magistrat de notre commune et je vous en remercie sincèrement.

Au moment d’inaugurer ce nouveau mandat, je songe à tous les maires de Polliat auxquels je succède et notamment à ceux que j’ai personnellement connus depuis 1985, date à laquelle je me suis installé avec ma famille sur la commune : Léon Venet aujourd’hui décédé, André Dégottex, Daniel Perret et bien sûr Christian Bernard. Des personnalités fort différentes bien sûr, pour des époques et des situations elles aussi différentes. Mais, quel que soit leur tempérament et la trace que chacun a laissés ou laissera dans la mémoire collective locale, je sais que chacun était d’abord animé par la volonté d’être utile et de bien faire. Qu’ils en soient tous remerciés chaleureusement ici ce soir.

Etre utile, vouloir bien faire, autrement dit « être au service », voici mes chers collègues la mission que nous partageons tous désormais. « Etre au service » pour des élus locaux, c’est évidemment avoir en permanence et en tête, le souci de l’intérêt général. Et qui dit « intérêt général » dit décisions parfois difficiles et douloureuses. Qui dit « intérêt général », dit ambitions collectives claires comme boussoles pour l’action municipale quotidienne. Tel est d’abord notre programme avant qu’il ne se décline dans des choix pratiques divers et forcément discutables !

Comme je l’ai dit après la proclamation officielle des résultats, cette élection me réjouit, m’honore et m’engage. Mais je devine aussi le poids de la charge. Je réaffirme ici devant vous et, à travers vous, à tous les habitants de Polliat, ma volonté de les servir tous sans distinction. Et je vous invite, mes chers collègues, à partager avec moi cette même volonté et à vous en imprégner personnellement.

Même si la nôtre n’en porte hélas pas trace, figure depuis 1880 au fronton de la plupart des mairies françaises, cette célèbre devise républicaine : « Liberté, égalité, fraternité ». Vaste objectif jamais tout à fait atteint !

On pourrait d’ailleurs se demander si les constitutionnalistes de 1848 n’auraient pas dû inverser l’ordre des mots pour écrire plutôt : « Fraternité, égalité, liberté » !

En effet, c’est la fraternité qui fonde l’égalité, laquelle transcende toutes les différences. Et ce n’est qu’ensuite que peut s’épanouir la liberté. Non pas la liberté de faire tout ce qu’on veut comme le croient souvent trop de gens, mais la liberté de mettre en œuvre ce que nous sommes individuellement et fondamentalement, dans une relation respectueuse des autres. Ce qui revient à dire que la liberté à laquelle nous sommes tant attachés, est au service de la fraternité.

Des trois mots, « liberté, égalité, fraternité » c’est de ce dernier dont nous sommes le plus comptables ! La liberté et l’égalité sont d’abord garantis et encadrés par la loi. Mais la fraternité, nous en sommes d’abord personnellement responsables !

Cette fraternité a été mise à rude épreuve ces derniers mois entre nous dans le débat démocratique qui nous a occupés parce que les affects s’imposent trop souvent à la raison. Heureusement, la démocratie est un formidable outil pour trancher sans violence les différends. Sachons donc maintenant nous tourner tous ensemble vers le service de la collectivité.

Les élus municipaux sont les plus populaires de tous disent régulièrement les sondages. Non pas parce qu’ils sont plus malins que les autres mais parce qu’ils sont les plus proches du terrain et des citoyens. Leur action quotidienne exprime très concrètement cette disponibilité et ce souci des uns et des autres. Ceux qui me connaissent savent que j’emploie souvent l’expression de « porte d’entrée dans la République » pour parler des communes et donc des élus municipaux. La commune et les conseillers municipaux donnent à tous les citoyens cet accès à toutes les strates de l’organisation souvent compliquée de nos structures territoriales ! Quand on croise quelqu’un, ne lui dit-on pas d’abord « je suis de Polliat », avant de préciser qu’il s’agit d’une commune du département de l’Ain, lui-même appartenant à la vaste région Auvergne – Rhône-Alpes, deuxième région Française ?

Veillons donc à ce que la commune demeure ce qu’elle est. Non pas un territoire étriqué et recroquevillé sur je ne sais quel communautarisme, mais un échelon de représentation accessible par tous, et ouvert évidemment aux coopérations intercommunales…

Mes chers collègues, le temps de notre mandat nous est compté plus chichement encore que d’ordinaire ! Raison de plus pour nous mettre résolument et rapidement au travail. Et tous ensemble, parce qu’il n’y a autour de cette table que des compétences multiples qu’il m’appartient, comme chef d’orchestre, de faire résonner dans l’intérêt de nos habitants.

Je vais m’y employer sans attendre. Je vous remercie.

Bernard Bienvenu

 

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